Vernissage

Quartier du livre 2017 : André Markowicz et Orsten Groom, d’orbes en orbes poétiques et picturales

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Jusqu’au 24 mai 2017 , dans le cadre de la manifestation Quartier du livre, venez à la rencontre du poète et traducteur André Markowicz et du peintre Orsten Groom.

Les deux artistes présentent un événement, constitué d’un livre intitulé « Orbe », publié aux éditions A/Over, et dont l’éditrice est Peggy Viallat-Langlois et d’une exposition qui accompagne et prolonge la sortie de l’ouvrage.

André Markowicz / Orsten Groom

Le projet éditorial d’Orbe se décline en effet en deux beaux objets précieux et en une exposition : un livre et un coffret, entièrement réalisés à la main, à tirage numéroté, 40 exemplaires, pour lequel le peintre Orsten Groom a réalisé autour des poèmes d’André Markowicz, des dessins des tableaux, six au total,  que vous pourrez voir et même acquérir à l’espace Concordia jusqu’au 24 mai 2017.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore André Markowicz, sachez qu’il s’agit d’un auteur et traducteur prolifique et inspiré qui a traduit tout Dostoïevski ainsi que de nombreux auteurs anglais, russes et même…chinois !
Sa page Wikipédia est très fournie mais le mieux est de le rencontrer en chair et en os lors de cet évènement. Ce sera d’ailleurs la seule rencontre parisienne a laquelle il participera.

Orsten Groom

Quant au peintre Orsten Groom nous avions déjà consacré un article à sa peinture, toujours consultable ici. Vous pouvez en savoir plus sur son travail en consultant son propre site.  Figure majeure de la scène indé en peinture, les tableaux qu’il a réalisés pour l’occasion traduisent dans son langage pictural personnel de peintre, les mots d’André Markowicz. Le résultat : une transsémiose réussie et évidente qui matérialise aussi bien la fraternité d’esprit existant entre les deux artistes et produit, pour notre plus grand plaisir, dans le monde physique des tableaux résonnants et réminiscents. A découvrir.

Orsten Groom

Mais qu’est-ce qu’une orbe me direz-vous ? Pour André Markowicz : « L’orbe, c’est l’idée du cercle, bien sûr, du serpent, mais c’est aussi le monde (urbi et orbi), c’est là que ce cycle a pris un titre : non pas « le cycle de l’orbe », mais tout simple, ces cinq lettres — « Orbe ». Et soudain, là, quand l’évidence s’est faite que c’était juste un mot, sans article, j’ai entendu derrière un autre mot, yiddish, Hurbn, la Catastrophe, qui désigne ce qu’en français, après Lanzmann, on appelle « Shoah ». Et, de fait, il y avait dans ce cycle deux textes explicitement liés à la Catastrophe, deux textes liés à Pâques : le premier avait été écrit tout de suite après celui dont je viens de citer le début, et il était venu parce que j’avais été très dérangé par des cris d’enfants qui jouaient autour d’une fontaine et qui m’empêchaient de travailler. D’un coup, j’avais senti qu’il y avait des cris d’enfants qu’on n’entendait pas — et que c’étaient ces cris silencieux qui faisaient l’air que nous respirons, ces cris qui nous font respirer notre honte  » (texte publié dans Partages I, 19 avril 2014).

Orsten Groom

Attention événement le vendredi 19 mai 2017, à 19h, André Markowicz lira le poème Holocauste de Charles Reznikoff. Ce recueil de poèmes a été écrit à partir des enregistrements du procès Eichmann et des témoignages saisis lors du procès de Nuremberg. André Markowicz a réalisé sa propre traduction qu’il nous dévoilera lors d’une lecture qui s’annonce d’ors et déjà riche en émotion.

Cette exposition-événement est soutenue par le Crous de Paris qui met à disposition des artistes l’élégante résidence Concordia, un ancien cloître doté d’un très beau jardin hors du temps.

L’exposition est en accès libre.

Jusqu’au 24 mai 2017, tous les jours jusqu’à 20h, ouvert également le week-end

Orbe – André Markowicz / Orsten Groom – A/Over

Résidence Concordia

41 rue Tournefort 75005 Paris

Métro Censier Daubenton et Place Monge

En savoir plus sur la page de l’évènement

Le quartier du livre, 5e édition, c’est par ici.

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Orsten Groom « ODRADEK » : venez à la scène indé

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Juste à côté du Centre Pompidou,  au 24 rue Beaubourg plus précisément, dans une grande galerie de 300 mètres carrés, idéalement située près du Marais et qui constitue un écrin parfait pour les toiles grands formats qui y sont exposées, venez découvrir l’exposition « ODRADEK » du peintre Orsten Groom, commissariat Paul Ardenne. L’occasion de vérifier si « il n’y a rien de si caché qui ne se découvre à la fin » (Machiavel) en exerçant votre œil. L’exploration est immersive et  jouissive, il vous sera difficile de rester indifférent face à tant de créativité et d’intensité.

MOLA G MOLVA
MOLA G MOLVA
130-x-195-cm-Huile-et-Glycero-sur-toile

C’est une exposition pour laquelle on pourrait conseiller de jouer le jeu : celui de l’observation, celui de ne pas chercher à tout comprendre, tout de suite, peut-être même celui de ne pas chercher à interpréter, de ne pas chercher du tout. La nature a horreur du vide, là-dessus pas de problème, les toiles sont bien remplies, cependant la tentation est grande de réorganiser l’apparent chaos, le charivari alors qu’il suffirait peut-être d’appréhender progressivement par petites unités la toile et ce qui la constitue.

 A première « vue » en effet, les toiles sont pariétales, constituées d’accumulations, on pourrait les dénoter comme  de mystérieux fatras, d’aucuns pourraient les connoter hermétiques, les traiter de superposés jouant avec les codes de l’opaque et du schéma tandis que d’autres songeront au Carnaval, aux Danses Macabres et à l’Apocalypse . Le grand public, qui découvre de plus en plus la scène indé en peinture, du moins en France, passe ici un agréable moment. Les collectionneurs et les « avertis » sont déjà au courant mais ne boudent pas leur plaisir pour autant. Il faut dire que la programmation du 24 rue Beaubourg est pointue cette année. Le 24 Beaubourg est un vraiment un lieu à découvrir et à visiter, immense, avec une ambiance particulière : l’espace du rez-de-chaussée est une galerie souterraine composée de plusieurs cellules qui font songer à des caves. L’originalité du lieu sert l’exposition et la scénographie des grandes toiles d’Orsten Groom.

LE-MESSAGER-OFFICIEL-115-x-165cm

Pour en revenir aux peintures en elles-mêmes, on pourrait croire que picturalement  « c’est le bordel » alors que pas du tout, Paul Ardenne, le commissaire d’exposition d’« ODRADEK » évoque même une « rigueur extrême ». Nous sommes face à une prolifique diversité, à un bouillonnement dont l’intérêt réside autant dans l’énergie qui se dégage de la peinture, – qui évoque parfois le gouffre, parfois une sorte de désespoir coloré mais jamais en mode calme plat et grand miroir qui berce–  que dans la sollicitation permanente du regard du visiteur, actuellement peu habitué à ce déferlement.

Orsten Groom aime beaucoup la peinture de tradition flamande: les primitifs, Bosch, Brueghel pour le « carnaval » et le grotesque, il aime aussi Rubens et surtout Jordaens pour la saturation des compositions complètement bourrées. Ce qu’il apprécie chez Ensor c’est évidement le grotesque, le macabre et la saturation de la lumière. Mondrian reste cependant sa plus grosse influence : « Je fais des équivalents de Mondrian, mais par l’envers, le bariolé – des Mondrian révulsés » dit-il.
Il apprécie aussi beaucoup la peinture allemande contemporaine car il considère que depuis la fin de la guerre c’est actuellement la peinture la plus fraiche, saine, radicale, nécessaire car elle prend en charge son histoire. Cette démarche rejoint d’ailleurs la sienne :  le peintre s’étant engagé dans un régime de récapitulation mythologique, historique et archaïque.

La peinture d’Orsten Groom c’est « une peinture qui envoie », mâtinée d’un savoir-faire acquis sur les bancs de l’école des Beaux-Arts de Paris mais aussi dans sa pratique régulière en atelier, au début dans des conditions spartiates, depuis peu dans un atelier visitable, sur rendez-vous, en banlieue parisienne.

Ainsi les motifs et les représentations apparaissent progressivement pour peu qu’on prenne le temps de regarder, voire de scruter le tableau avec au choix de l’attention, de l’intention mais aussi un peu de lâcher-prise, le tableau révélant ses mystères de façon aléatoire et spontanée. Ce qu’il y  de génial dans la peinture d’Orsten Groom c’est que les règles du jeu ne sont pas fixes, elles sont évolutives, tout dépend du moment, du regard, des références et des codes de chacun tandis que la peinture obéit de son côté à ses règles intrinsèques.

DORMITIO-195-x-130-cm-Huile-et-Glycero-sur-toile

Par exemple si vous suiviez le peintre sur Facebook vous sauriez que ses toiles poussent littéralement comme des petites fleurs le matin comme on peut le constater, photo à l’appui. Au crépuscule, elles prennent encore d’autres teintes et aspects, comment sont-elles en plein soleil ? Dans le cadre de l’exposition, on voit régulièrement apparaitre de nouvelles choses, on remarque ou on (re)découvre. On ne se lasse pas de regarder les toiles d’Orsten Groom car elles se réinventent  sans cesse à la façon d’un organisme vivant. Les formes  s’agencent entre elles selon le désir de la toile, dixit le peintre qui réellement « exécute » les directives qu’elle lui transmet,  ainsi qu’il nous l’a expliqué lors de la visite de son atelier (bientôt une vidéo sur la chaîne You Tube de Galeriemoi).

 

Le peintre Orsten Groom, photo Orsten Groom

Mais qui est Orsten Groom ?

Nous allons tenter de fournir un portrait en mode fatras : Orsten Groom est donc l’alter ego de Simon Leibovitz  Grźeszczak,  admirateur de Mondrian, de Gustave Moreau et de Jordaens, ainsi que de Dépêche Mode et qui atteindra ses 40 ans dans environ 5 ans, peintre privilégiant les couleurs primaires, de culture russe, polonaise et juive, rescapé d’un accident cérébral qui l’a conduit à intégrer à l’insu de son plein gré le club particulier de ceux qui côtoie le petit et le grand mal et la 2e année des Beaux-arts sans souvenirs aucun de la première année ni des années précédentes d’ailleurs.

On ne le qualifiera pas forcément de jeune car il a déjà vécu trop de vies pour être novice : cinéaste, musicien, chanteur dans un groupe, écrivain, il peint depuis 10 ans, peut-être 20 mais il ne s’en souvient pas à cause de son accident cérébral, en vit depuis deux, possède comme signes distinctifs n’ayant rien à voir avec la peinture d’être stakhanoviste, chevelu et plutôt beau gosse.

Ne demande jamais rien à personne. C’est son 4e solo show. Passe d’un canard à la représentation d’une colonne vertébrale, de l’évocation d’Osiris à des ombres portées de rats, ça gicle, ça gifle et ça explose.

Sait peindre mais aussi jouer la comédie, du piano, de la guitare et même de la balalaïka, réaliser des films de A à Z (du montage à la fabrication des décors et des acteurs, il a créé entièrement le personnage de son film BOBOK, un mannequin en silicone, film primé par ailleurs) son nom d’artiste fait partiellement  référence à  Lucky Luciano et Orson Welles.

Il est aussi passé par le Fresnoy et aux Beaux-arts sa pratique de la peinture était ogresque.

Prochainement il exposera au MUBA Eugène Leroy de Tourcoing, non sans avoir organisé un concert de rock le 1er mai 2017 au 24 rue Beaubourg, et animé une lecture-conversation  avec André Markowicz le 28 avril 2017 au même endroit (d’autres conversations publiques sont prévues : le 25 avril avec Paul Ardenne qui sera aussi présent lors du finissage le 2 mai, le 29 avril avec Vincent Corpet, voir le calendrier en bas de cet article).

Le peintre aime lire. Beaucoup. Doit  sans doute lire un livre tous les 3 jours. D’ailleurs « ODRADEK » qui donne son titre à l’exposition fait référence à une courte mais géniale nouvelle de Franz Kafka. Pour les curieux, c’est par ici.

 Son actualité à venir : en mai 2017, il présentera à la Résidence Concordia le recueil de poèmes d’André Markowicz « L’Orbe » qu’il a illustré d’un cycle de tableaux et de dessins. En septembre 2017 il exposera à l’Hôtel de Ville avant plusieurs grandes expositions au Luxembourg mais aussi à Bruxelles et en Allemagne où plein de projets se mettent actuellement en place  en savoir plus sur son site.

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Un jour il partira vivre définitivement en Allemagne. En attendant, il vous attend jusqu’au 2 mai à la Galerie située au 24 rue Beaubourg Métro Rambuteau.

Courez-y c’est pas tous les jours qu’il se passe un truc.

Plus d’information :

Orsten Groom
Odradek

Commissariat Paul Ardenne

19.04.17 > 02.05.17

VERNISSAGE JEUDI 20 AVRIL de 18h à 21h

Plusieurs événements rythmeront l’exposition :

RENCONTRE AVEC PAUL ARDENNE (Commissaire, critique, historien d’art)
MARDI 25 AVRIL – 19H

RENCONTRE AVEC ANDRÉ MARKOWICZ (Poète, traducteur)
VENDREDI 28 AVRIL – 18H

RENCONTRE AVEC VINCENT CORPET (Artiste)
SAMEDI 29 AVRIL – 18H

Ainsi qu’un CONCERT DE ARLT pour le 1er Mai, à 18-19H

FINISSAGE MARDI 2 MAI en présence de Paul Ardenne

Dossier de presse, avec un texte de Paul Ardenne.

 Adresse : 24 rue Beaubourg; métro Rambuteau, entrée libre.

Ouvert tous les jours de 10h à 19h (+ sur rendez-vous), 21h les soirs de rencontres, vernissage et finissage.

 

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Mystère, secret, étrange et Télomères…

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Préparez-vous à un ovni d’exposition.

Afin d’être raccord avec le concept génial qu’à bien voulu nous dévoiler Agnès Pezeu mais que nous avons choisi de garder pour nous, veuillez trouver ci-joint un article crypté, destiné aux curieux autonomes.

En gros, chers lecteurs, si vous voulez en savoir plus sur l’exposition « Télomères » ne comptez pas sur nous.

Déchiffrez plutôt ces indices :

 

Agnès Pezeu expose sur une proposition de Paul Ardenne.

C’est quoi la Zan gallery ? Conçue par Florent Lamouroux /galerie nomade/ programmation secrète et la plus atypique possible.

  • Concernant l’exposition : « Télomères » :

Du petit on passe au grand. La 3D est aussi à l’honneur. C’est un jeu. Il faut jouer le jeu.  Une exposition dédiée aux Télomères, formes organiques, corpuscules.

C’est beau un Télomère.

  • Mais enfin que sont les Télomères ?

Les Télomères sont des bouts d’ADN, la fin de l’ADN, ils sont rattachés au vivant, à l’humain, ils font peur, ils interloquent, ils attirent, ils intriguent, certains trouve ça très sexuel, attirance, répulsion…parfois on dirait aussi des os. Ils font songer à l’intérieur de notre corps.

Télomères : mot bizarre, intellectuel, on pense à la mère.

C’est très organique, futuriste aussi.

Aliens.

En savoir plus sur Agnès Pezeu :  http://zan-gallery.com/index.php?/artistes/agnes-pezeu/

L’autre, le mystère, des drôles de sculptures, préparez-vous â être surpris…

Vernissage mercredi 22 mars 2017, à partir de 17h30.

Lieu : voir coordonnées GPS sur l’image.

 

Bonne découverte. Pour en savoir plus : débrouillez-vous.

 

 

 

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Les mystérieuses vies de la banlieue d’Oulan-Bator

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© Elliott Verdier

Avec son reportage « City Lights », le photographe Elliott Verdier nous fait découvrir l’intriguant univers de la banlieue d’Oulan-Bator en Mongolie.

Cet endroit qui surplombe la capitale est en partie habité par d’anciens nomades venus plus prés de la ville en quête d’une certaine modernité. Ces hommes ramassent les déchets et tentent de les vendre. « Le soleil verse abondamment sa lumière sur la plaine torturée, éventrée par les hommes qui se nourrissent illégalement de son charbon. »

Cet endroit déchiré n’est pas sans rappeler le passé complexe du pays, qui fut longtemps sous l’emprise du gouvernement de l’URSS, les mines ayant officiellement fermées lors son effondrement.

C’est dans ces alentours, au milieu des collines qui s’assombrissent à la tombée du jour, que vivent des familles, des hommes déterminés et grandissent des enfants, silencieusement.

Elliott Verdier a choisi de mettre en lumière ces vies si particulières avec des images dévoilant des éclairages naturels à couper le souffle. On y retrouve des captations de paysages où le soleil perce des ses rayons timides des collines de terre et de roches, comme des portraits d’hommes ou d’enfants témoignant des efforts quotidiens effectués avec une étrange sérénité, comme si leurs visages, marqués par la dureté, ne faisait que les renforcés : « les lumières brillent comme pour donner espoir, les lumières de l’éducation, de la modernité et de la richesse. »

Certaines images nous transportent inlassablement dans un autre monde, un monde caché, aux tonalités douces et brumeuses, que l’on croirait sorti tout droit d’un film. La silhouette d’un homme se dessine au beau milieu d’une plaine de déchets silencieuse, calme, bercée par le vent et la poussière.

Les photographies d’Elliott Verdier, s’habillant de contrastes et de lumières maîtrisés aux rayons près, apportent une touche étrangement apaisante à ces « habitations polluantes qui se répandent toujours plus loin. »

 

Afin de découvrir en images, sous vos propres yeux, ce témoignage magnifique d’un lieu introverti de Mongolie, il faudra se déplacer au vernissage, en présence du photographe, le jeudi 16 mars, à l’Escale à la Grange aux Belles, dans le 10ème.

Cela vaut largement le détour, vos yeux ne pourront être qu’éblouis. En attendant ce moment, une image mise-en-bouche …

© Elliott Verdier

 

Et un lien vers le site d’Elliott Verdier, cela va de soi : https://www.elliottverdier.com/

 

Vernissage « City Lights », jeudi 16 mars, de 19H à 21H, à l’Escale à la Grange aux Belles

6 rue Boy Zelenski, 75010, Paris

 

Métro : Colonel Fabien

 

Constance Narat

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Thomas Van Reghem « Remonter les traces du vent russe. De Kiev au Donbass ukraininen » à la Vitrine 65

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Du 22 février au 4 mars 2017, le vent nous emmènera jusqu’à Vitrine 65 où aura lieu le Solo Show de Thomas Van Reghem. Il s’agira plus précisément de  « Remonter les traces du vent russe. De Kiev au Donbass ukrainien ».

Cette exposition a vu le jour suite à plusieurs séjours de l’artiste, notamment sur la ligne de front du Donbass qui a connu encore  récemment un embrasement militaire inquiétant.  Thomas Van Reghem, né après la chute du bloc soviétique, est passionné par les pays de l’Est, et notamment par l’Ukraine.

Thomas Van Reghem – Auréole passée – 2016 – Technique mixte, cendres emprisonnées entre deux plaques de verre – 120 cm de diamêtre

Transcendant la triviale actualité internationale à l’aide de ses œuvres qui fonctionnent comme autant de témoignages tangibles, sensibles et inspirés,  d’une culture et d’une situation géopolitique complexe, Thomas Van Reghem nous offre un carnet de voyage très personnel , « plastique » et « esthétique », avec une narration se basant plutôt sur des éléments concrets (le feu, la glace, la terre, la cendre, les ruines…) plutôt que sur une abstraction du langage.

La cendre et la terre sont d’ailleurs des matériaux essentiels pour l’artiste, on les retrouve dans la conception de ses œuvres, tout comme le feu, la glace, les ruines et la végétation qu’il incorpore dans ses performances dont on peut voir un aperçu grâce aux photographies de Julia Teti, une amie artiste russe qui l’a accompagné dans son périple.

Thomas Van Reghem – Enlisement de l’incendie (застой огня) janvier 2017 – photo de la performance réalisée avec l’aide de l’artiste Julia Teti (Pavloskaya)

Dans ce récit de voyage,  les mots sont remplacés par un langage pictural faisant écho à toutes les dimensions de ce territoire. Il n’est donc pas seulement question de politique ou de conflits armés mais aussi de mythologie, de chamanisme, de traces, d’empreintes culturelles et mémorielles.

Le travail de Thomas Van Reghem se fait ainsi l’écho de plusieurs réalités qu’il a appréhendées personnellement lors de ses rencontres mettant en avant sa propre expérience et son ressenti.  Autant de paramètres d’approches, de découvertes et de restitutions qu’il nous fait l’honneur de partager avec nous.

Thomas Van Reghem – Concentrés – 2016 – Verre, métal, cendres de passeports, plomb, peinture – 83 cm de diamètre – 12 cm d’épaisseur – Collection privée Jean-Philippe Vernes

Thomas Van Reghem est un grand voyageur. Il cherchait le vent (est-ce-à-dire l’âme ?) sur une terre empreinte de chamanisme. Or il se trouve que pour les chamans, le feu est lié à la transe du voyage. Et ne dit-on pas que le vent attise le feu ?

C’est donc en toute cohérence que l’artiste a créé et laissé une trace de son feu intérieur, soit un peu beaucoup de lui-même sur cette terre ukrainienne. En plus des sculptures, peintures, dessins, l’exposition présentera également les photographies du rituel qu’il a accompli à Kramatorsk, ville située sur la ligne de front et qu’il a choisie pour laisser une trace de son passage.

On sort rarement indemne émotionnellement et  artistiquement d’un séjour en zone de guerre. C’est donc une exposition extrêmement incarnée que nous vous proposons de découvrir.


Comme Rimbaud qui était un aussi grand voyageur que Thomas Van Reghem, préparons donc nos semelles, le vent nous portera à l’Est pour trouver du nouveau.

Renseignements pratiques :

Du mercredi 22 février au samedi 4 mars 2017à Vitrine 65
65 rue Notre Dame de Nazareth 75003 Paris
de 14h à 19h30 et sur rendez-vous du mardi au samedi.

contact@nomadgalerie.com

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Expo 4 à la galerie du 14e : artistes, un pour tous, tous à la 1ere édition !

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On ne va pas être 4 ou 14 à l’Expo Quatre, événement issu de L’expo aux jeunes artistes dont le vernissage a lieu ce soir jeudi 16 février à la galerie du Montparnasse. On va être très nombreux à venir découvrir le travail de trois artistes de la nouvelle génération qui envoient du lourd : Julie Le Toquin, Louise Parnel et Lucette Montauzé.  

Lucette Montauzé

Toutes les trois âgées de moins de 35 ans elles inaugurent donc la première édition de cet événement qui donne une chance à tous les artistes agés de 16 à 35 ans d’exposer dans une galerie parisienne, en l’occurrence la galerie du Montparnasse située près de la Tour Montparnasse.

 

 

 

Comme les 3 mousquetaires, à l’expo 4 elles seront donc trois artistes. Pour en savoir plus sur elles voici les liens vers leurs sites respectifs :

Nous irons prochainement à la rencontre de ces trois jeunes femmes pour une interview vidéo.


Sans titre – performance de Julie Le Toquin… par lazuzu

Julie Le Toquin

En attendant, venez découvrir Expo quatre qui fait donc fait partie d’un événement plus large qui devrait vous intéresser, notamment si en tant que jeune artiste vous souhaitez exposer.

Partenariat ente L’art Sous X, la mairie du 14e arrondissement , Paris Habitat et la galerie, l’événement L’EXPO AUX JEUNES ARTISTES est un vrai tremplin qui offre de multiples possibilités.

Louise Parnel

Ainsi il est possible :

– d’exposer, dans la première quinzaine d’octobre ( avec vernissage lors de la « Nuit Blanche »,dans la galerie L’EXPO, située près de la porte de Vanves et mise à disposition par le bailleur social Paris Habitat ) ;

– de profiter d’un temps de résidence d’une semaine à 15 jours pour commencer à réaliser une œuvre sur place à partir d’un thème donné, Un quartier, des histoires ;

– de rencontrer et échanger avec des visiteurs d’aller à la rencontre du public ;

– de participer, dans un délai de 12 à 18 mois après l’événement de l’année en cours, à EXPO QUATRE en exposant leurs œuvres, pendant 15 jours, dans une plus grande galerie de l’arrondissement, la GALERIE DU MONTPARNASSE.

Lucette Montauzé

La sélection des artistes se fait par le biais d’un jury, en savoir plus consultez le site d’Art sous x 

Cet événement permet notamment un échange entre les artistes et les habitants du quartier et constitue un tremplin avantageux.  

Alors chers artistes, pour la prochaine édition n’hésitez pas à candidater !

 La visite de l’exposition se fait de façon libre ou sur rendez-vous.

Louise Parnel

Le vernissage a lieu ce soir, nous compléterons prochainement cet article avec une petite vidéo afin de vous donner une idée de l’ambiance et une interview des artistes.

 A ce soir et jusqu’au 26 février 2017 !

 Renseignements pratiques :

Galerie du Montparnasse

55 rue du Montparnasse

75014 Paris

Visites du mardi au samedi de 11 à 19 h et sur rendez-vous.

 

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