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La YIA Young International Artists : Yesterday is aujourd’hui

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Lundi 24 avril 2017 s’est achevée à Bruxelles la 9e édition de la Yia, (Young International Artists). Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore cette foire d’art contemporain internationale audacieuse, créée en 2014, qui se décline à l’international ((Maastricht, Bruxelles, Bâle et Paris) voici une petite présentation agrémentée de focus et de coups de cœur.

Le concept de la YIA est d’aller  à la rencontre des amateurs et des acheteurs d’art contemporain. Jeune foire dont la renommée ne cesse de croître, elle s’exporte aussi au-delà du continent puisqu’elle ouvrira à New York en 2018 à l’occasion de FRIEZE et du TEFAF.

Elle constitue une occasion à la fois sympathique et accessible de découvrir des galeries et des artistes, c’est pourquoi un article s’imposait afin de faire connaitre et reconnaitre ce rendez-vous incontournable. Quoi de plus noble en effet que ses objectifs : soutenir les galeries et les artistes engagés dans la création, la diffusion et la promotion des arts visuels.

OYE

A noter que la YIA soutient également  les arts numériques, l’année dernière une édition spéciale leur avait été consacrée à la Cité Internationale de Paris en parallèle de l’édition parisienne qui avait eue lieu au Carreau du Temple. Sur le salon de Bruxelles, on remarquait la présence du label OYE visual art qui présentait  des œuvres d’art numériques incroyables comme Fluence de Dylan Cote et Pierre Lafanechère ou encore  Ilah de l’artiste Lilith.

Voici nos coups de cœur pour cette édition bruxelloise :

Florent Groc
Florent Groc

Florent Groc , ancien graphiste, né en 1987 et ses paysages fantasmés. C’est sa curatrice, Lisa Toubas, également journaliste pour pointcontemporain.com qui  en parle le mieux : « A travers ses dessins et peintures, Florent Groc ouvre ainsi le champ de la création au-delà de la pure imitation. Ses œuvres deviennent des images fantasmées, et les éléments de la représentation (issus de notre réalité) deviennent les composantes d’une mise en scène. Une mise en scène dans laquelle les rapports conflictuels entre l’Homme et la Nature sont implicitement évoqués. » Pour en savoir plus, voir son site www.florentgroc.fr

Thomas Van Reghem (NO MAD GALERIE) à qui nous  avions déjà consacré un article sur ses œuvres intégrant des matériaux comme la cendre, la terre. Le plus : Thomas était présent sur la totalité du salon afin d’échanger avec les visiteurs.

HU BE
HU BE

Ses créations côtoyaient les verrières délicates de Cyprien Chabert et les œuvres de l’artiste HU BE qui pour l’occasion a réalisé en direct une performance pleine de poésie : une fresque murale qui nous a permis de découvrir son style particulier. En savoir plus sur le site de la NO MAD GALERIE.

Virginie Trastour

 

 

Myriam Mechita

Remarquées aussi les œuvres de Myriam Mechita et Virginie Trastour  sur le stand de la galerie Résidence 87.

Pixote
Pixote

Au niveau des galeries étrangères, BY NIGHT GALLERY  présentait « The Path » exposition personnelle de l’artiste brésilien Pixote. L’exposition est visible le 27 avril sur rendez-vous à Paris sur réservation. Réservation ici : info@bynightgallery.com

La galerie néerlandaise Fontana présentait le solo show d’Inez de Braw

Un seul article ne saurait  refléter toute la richesse de ce salon donc notre récession sera forcément sélective et subjective. La richesse de la YIA réside en effet  dans sa diversité et sa sélection  variée qui tendent à refléter les tendances actuelles  et à venir. Yesterday is aujourd’hui est d’ailleurs son slogan.

Voici une vidéo qui reflète d’ailleurs bien ce parti-pris :

Vidéo by Bazar Magazin, chaine you tube 

A noter que la Yia attribue également un prix , le prix Art Yia Art Fair décerné à chaque édition. Nous reviendrons plus en détail sur le lauréat prochainement.
Les prochaines éditions de la YIA seront :
YIA ART FAIR#10 – basel
35 Galeries / 100 artistes représentés / 1 000 m2 d’exposition
Du 15 au 18 juin 2017 (Pendant Art Basel et Liste)
LE BASEL ART CENTER (A TROIS MINUTES A PIED D’ART BASEL)

YIA ART FAIR#11 – paris
55 Galeries / 250 artistes représentés / 2 000 m2 d’exposition
Du 19 au 22 octobre 2017 (Pendant la FIAC)
LE CARREAU DU TEMPLE (QUARTIER LE MARAIS)

En savoir plus : http://yia-artfair.com/

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J’ai mis la beauté sur mes genoux

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Merci à Thomas Brétinien dont nous reproduisons le texte inspiré avec son accord.

J’ai mis la beauté sur mes genoux.

Les 7mn de Kiki Picasso invité Dom Garcia, le Cabaret Electrique, 2017

“Le beau n’est rien que le commencement du terrible que nous supportons encore, et si nous l’admirons c’est qu’il dédaigne indifférent de nous détruire. Tout ange est terrifiant  » Rilke (Elégies de Duino)

“Je me taperais bien cette actrice, non que par là j’assouvisse une homosexualité sous-jacente, mais ici et maintenant, la beauté du corps revient à la femme, et j’ai le désir de me faire la Beauté. Vous autres les hommes au temps de Socrate c’est vers les éphèbes que se tournaient vos envies de pénétrer la beauté !” Paroles d’une fille à son père.

C’est peut-être d’abord une histoire de corps, de donner corps, par la voix.

Voyelles ou les voir elles, toutes a_ la fois, performance de Laetitia Laguzet, exposition Vincent Corpet, 24Beaubourg, janvier 2017

De sa pratique de la danse classique, la discipline, les pointes, de son plaisir de la lecture à haute voix, au timbre si particulier, à l’élocution contrainte et puis il y a cette mémoire des textes, des textes des autres. Les autres, artistes. Les artistes comme le corps de l’autre, qui prend forme dans ses textes critiques acéré, pas un mot de trop, la restitution certes, la transmission toujours, elle est docteur en histoire de l’art.

L’art c’est ce que font les artistes, l’art c’est cette forme que crée le corps des artistes. Est-il est possible d’envisager alors que le corps des artistes c’est celui qui prend forme, qui fait art. Comment cet être pensant, traçant, par l’écriture, restituant, transmettant peut-il prendre corps si ce n’est en devenant artiste, par chrysalide ? Ainsi soit-il !

Si l’on avait demandé à un occidental de 1907, qu’est-ce que la beauté ? La Vénus de Milo à n’en pas douter. En 1950, il aurait bégayé, entre sculpture africaine et art classique son cœur balançait. A nous, que la beauté est une affaire de consensus, de politique. Les goûts et les couleurs ne sont que le plus grand dénominateur commun à une époque donnée ! Que notre quant à soi n’existe pas.

Les houelbecquiens, avec Jean-Marc Froissart, Les lundis de la performance, rue francaise, janvier 2017

En tant qu’historienne de l’art elle connaît tout, ses classiques, ses modernes, elle baigne dans la contemporanéité. Elle sait que depuis un siècle, Le Beau a déserté les ateliers, et que toutes les tentatives de l’y réinstaller ce sont avérées réactionnaires. Elle sait que abandonnée par l’art, la Beauté est tombée dans des mains mercantiles et que c’est sur le corps, le corps des femmes qu’elle se vautre, imposant ses diktats. Elle sait qu’elle le possède ce corps, naturellement… hasard heureux de la génétique ! Elle sait depuis toujours que par son adéquation avec le Beau, ce corps la cache, elle peut le dévoiler, il est terrible. Elle sait que l’on ne met plus la beauté à genoux.

Ce n’est certainement pas à Amélie Pironneau que l’on rappellera l’année 1969, Harald Szeemann, «Quand les attitudes deviennent formes» à la Kunsthalle de Berne. Le corps prêté pour qu’il prenne forme. Une attitude pour que ses formes deviennent art. C’est par le biais du corps qu’elle interroge l’art dans son lien avec le Beau.

Bien entendu, l’interrogation portée sur la beauté de et par ce corps féminin ne peut se faire qu’en le confrontant à son pendant, son bandant, mais aussi à la nature. A ce titre la performance « Rose sanlavie », tend à nous indiquer que le corps féminin est aussi capable de destruction sur son concurrent en beauté que sont les fleurs.

Venus Malus, la galerie du chacha, mars 2016

Il est amusant de se rappeler qu’aux temps où le beau était dans le corps masculin, les parties génitales masculines étaient réduites à l’anecdote. C’est par la petitesse juvénile de son sexe, que le corps masculin devint beau. Le corps dans sa beauté n’émane pas de la nature, du genre, de sa sexualité, sa bestialité. C’est par cet angle qu’elle proposa la performance du spectacle de Jan Fabre, sur une brochette d’hommes habillé de toges, se trémoussant, agitant leurs queues dans une mimique fornicatrice, et épuisante, elle retint pour sa performance « Vénus Malus » que cette toge posée sur un corps de femme, la transforme en vénus de Milo, et que les coups de bassin pour agiter un ressort jouet, en remplaçant la bestialité par le ludique nous ramène à la possibilité du beau dans le corps masculin, une fois débarrassé de son organe.

La Renaissance des Mains Louches, les bains, février 2017

Seuls les plus primates d’entre nous verront dans cette beauté affublée d’un sex-toy une confirmation de la recherche du pénis chère à Sigmund Freud. Soyons sûr que le “continent noir” est en train de poser de vraies questions et d’y apporter des réponses qui sont satisfaisantes pour tous.

Dans l’histoire de la performance le travail d’Amélie Pironneau ouvre des perspectives réjouissantes.

 Texte de Thomas Brétinien

Photos de Dom Garcia (cliquez dessus pour les agrandir)

 

Rencontrez l’artiste ! Marathon de mars 2017 d’Amélie Pironneau :

-jeudi 9, 21h au chacha avec Gwenael Billaud, Deed Julius, Laetitia Laguzet et….Bill Viola:
https://www.facebook.com/events/713779115471100/
-samedi, 11, 19h, galerie Frédéric Moisan, 72 Rue Mazarine pour une lecture-performance d’Errance Cristalline de Napoli Davide et Bonnie Tchien (Edition transignum)
-jeudi 16, 21h, La Féline, 6 Rue Victor Letalle, 75020, soirée Dom Garcia avec Isa Kaos, Amaury Grisel and more..
Welcome!

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Une étrange et belle « Disparition » à la Galerie Alberta Pane

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Une exposition intrigante, intitulée « La disparition » se tient actuellement à la galerie Alberta Pane jusqu’au 11 mars 2017. Romina De Novellis, artiste italienne, dont les performances délicates et esthétiques sont à chaque fois un régal pour les yeux et l’esprit et l’artiste portugais Joao Vilhena, dialoguent sur ce thème dans ce nouvel  espace situé en plein centre de Paris, dans le quartier de Rambuteau.

Mais qui sont-ils et pourquoi aller voir cette exposition ?

Romina de Novellis, Bella Ciao, 2016, Photographie argentique sur aluminium, 100 x 80 cm, Ed. 3 + 2EA.
Copyright De Novellis/ Bordin, Courtesy Galerie Alberta Pane.

Passionnée d’anthropologie et par la question de l’enfermement du corps humain qu’elle ne cesse d’explorer, Romina De Novellis réalise des performances très physiques sur le corps en procession installé dans l’espace public, suivi par le regard des passants, où le geste est au centre de véritables tableaux vivants. Ses performances sont toujours respectueuses de l’environnement et de la société : par exemple, les pommes de terre que vous voyez sur la photo intitulée Bella Ciao ont toutes été redistribuées pour éviter le gâchis.


Romina de Novellis, Ger, 2016, Vidéo couleur, 22 minutes, Ed. 3 + 2EA.  Courtesy Galerie Alberta Pane.

Pour cette nouvelle exposition, elle propose une vidéo retraçant une de ses dernières performances Ger  réalisée à la suite d’une rencontre avec des chanteurs lyriques venus de Mongolie et résidant à Rome. En quête de succès et remplis d’espoir, ils se retrouvent confrontés à une dure réalité et finissent par se produire lors de mariages ou pour distraire les touristes dans la rue. C’est cette disparition des coutumes, des traditions culturelles qui intéresse l’artiste, une réflexion sur le voyage et la migration ainsi que sur l’unité familiale.
A la galerie, vous pourrez également voir une nouvelle série de photographies issues d’une récente performance ADN  présentée dans la continuité de l’exposition « Machines à Dessiner » actuellement au Musée des Arts et Métiers. ADN  se veut une installation/performance de plusieurs corps en train de fabriquer des nœuds invisibles. Un travail symbolique sur la transmission génétique invisible, le dessin d’un héritage biologique, la transmission de la vie.

Pour en savoir plus sur Romina de Novellis n’hésitez pas à consulter son site.


João Vilhena, Lettre Rayée, 2017, pierre noire sur carton gris, Triptyque, 140 x 303 cm. Courtesy Galerie Alberta Pane.




Que Joao Vilhena dialogue avec elle sur le thème de la disparition était évident. Travaillant habituellement sur l’érotisme, il a parfaitement intégré ce nouveau thème qu’il avait d’ailleurs déjà abordé dans son travail de dessin et qui, pour lui, est connexe à son thème de prédilection habituel.

Il considère sa pratique artistique comme un voyage, une déambulation et aime à diriger ainsi ses spectateurs vers une contemplation profonde et subjective, troublante et angoissante. Ses derniers dessins sont réalisés à partir d’archives photographiques d’espèces aujourd’hui éteintes et font écho à l’appauvrissement de la biodiversité dont nous sommes actuellement les témoins. Chez Joao Vilhena dans la construction de la représentation, l’absence est omniprésente : réserve, gommage, recouvrement, sont les principaux gestes de cet artiste dont vous pouvez découvrir davantage le travail ici.

Pour finir d’achever de vous convaincre de venir voir cette exposition avant qu’elle ne disparaisse le 17 mars 2017, veuillez trouver ci-dessous une très belle vidéo à regarder sur Viméo (cliquez sur le petit rectangle bleu)

Romina de Novellis/ Notes et pense Bête n. 82 from vittorio e.pisu on Vimeo.

Renseignements pratiques :

GALERIE ALBERTA PANE
47 rue de Montmorency 75003 Paris
jusqu’au 11 mars 2017
http://www.galeriealbertapane.com/

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Deborah De Robertis s’invite aux 30 ans du musée d’Orsay

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Pour ses 30 ans le musée d’Orsay a voulu se la jouer open-minded et nous a pondu une communication se voulant décalée mais avant tout totalement hypocrite et qui fera couler beaucoup d’encre. Que l’on se rassure l’institution n’a pas été subversive, bien au contraire elle a simplement démontré qu’elle était vraiment figée en plein Second Empire.  Cet anniversaire nous a également prouvé que le musée d’Orsay était le champion de la récupération. Napoléon III, qui était aussi l’empereur de la censure, aurait adoré.

Visuel du musée d'Orsay, copyright : musée d'Orsay
Visuel du musée d’Orsay, copyright : musée d’Orsay

Reprenons du début : le musée d’Orsay, fier d’être trentenaire, avait choisi pour communiquer sur son anniversaire, ce slogan : « Pour les 30 ans d’Orsay, aucune tenue n’est exigée (ou presque) ». S’en était suivie une communication visuelle tout azimut, y compris dans les rames du métro, reprenant le tableau Le déjeuner sur l’herbe, célèbre toile de Manet où une femme nue pose au côté de messieurs habillés.

Voici le visuel en question.

D’emblée, on soulignera le coté racoleur, sous couvert d’humour, de cette communication qui reprend une astuce bien connue des publicitaires : l’objectivation de la femme.

Pour ceux qui se demandent en quoi cela consiste, nous vous invitons à visionner la vidéo ci-dessous.


Il est affligeant que le service communication d’Orsay ait usé du même subterfuge que des vendeurs de jeux vidéo, de voitures, de sacs à main, de plats cuisinés.

Parlons franchement : est-ce à ce point la crise pour que le musée utilise ses tableaux à la façon d’un proxénète présentant ses meilleures gagneuses ? Sommes-nous à la foire du Trône ou dans un musée ? Concernant le respect dû aux femmes, les mentalités ont-elles évoluées depuis le Second Empire ? Il est vrai que Napoléon III était si fier de ses cocottes…Pour le visuel des 30 ans d’Orsay, concernant le respect dû à la femme, pour la mise en valeur de l’art, on repassera…surtout ce qui dérange dans cette communication c’est la récupération.

Car un parallèle évident peut être fait entre cette communication et le travail de l’artiste Deborah De Robertis. Pour rappel, le musée d’Orsay a déposé plainte contre Deborah De Robertis pour exhibition sexuelle suite à sa performance du 29 mai 2014 devant le tableau l’Origine du monde de Courbet. On peut clairement dire que toute cette communication pour les 30 ans d’Orsay repose sur une récupération de son travail.

Non seulement le musée s’inspire des plus basses techniques de marketing mais en plus il viole le droit moral d’un artiste…on serait en droit d’attendre mieux d’un musée qui dépend du Ministère de la Culture.
Découvrant comme tout un chacun la nouvelle campagne de communication du musée, l’artiste a donc décidé de porter plainte à son tour contre l’institution, en savoir plus ici.

Déborah de robertis au musée d'Orsay, copyright : Andrei Mkrttchian
©Deborah De Robertis / photo Andrei Mkrttchian. Robe : création de Miguel Soares-Gonçalves et Abigail Tiecoura

Contrairement au musée qui a sur ce coup fait preuve d’un manque total de créativité, Deborah De Robertis avait, elle, décidé d’innover et de changer le mode opératoire de sa performance. Pour une fois elle serait habillée, vêtue d’une toge bleue découvrant seulement une épaule, imprimée dans le dos du slogan d’Orsay pour ses 30 ans.

Sa performance prenait au mot l’invitation implicite du musée, totalement incitative : « aucune tenue n’est exigée (ou presque) ». L’artiste a tenu néanmoins à respecter les codes en vigueur au 19e siècle et a ne montrer qu’une épaule.

Sans surprise, la sécurité du musée mettra fin à la performance au bout de 35 minutes, la police arrivera avec des couvertures et l’artiste sera débarquée de cette galère pour se justifier d’accusations selon lesquelles elle se serait sciemment dévêtue en public.

Un prétexte pour l’institution qui espère ainsi échapper à la honte de l’arroseur arrosé : il est vrai que le musée ne pouvait pas anticiper ce concept, le film des Frères Lumières datant de 1896. Trop moderne pour une institution figée en 1870.

Le teaser de cette performance :

30 ans d’Orsay, je porte plainte from Deborah De Robertis on Vimeo.

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Performance Julie le Toquin, Traces de paperasses : la machine administrative

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Réservez votre vendredi 18 novembre 2016 de 18h30 à 19h30 car cela sera l’occasion de découvrir gratuitement, dans les locaux de la galerie de l’INALCO, la performance de Julie Le Toquin Traces de paperasses : la machine administrative.

flyerCette performance, orale et visuelle, est organisée dans le cadre du festival des idées de la Comue USPC qui a lieu du 16 au 19 novembre 2016 et sur une idée originale des archivistes des universités Sorbonne nouvelle et Paris 13. Julie le Toquin vous propose de découvrir la machine administrative des universités parisiennes (et il y a de la matière !) à travers de nombreux documents d’archives scénographiés par Pablo Goury.

Mais au fait qui est Julie le Toquin ? Issue des Beaux-arts de Lorient, artiste performeuse, elle mélange différents médiums et disciplines : photographie, théâtre, chant, danse, installations, écriture, vidéo, création textile ( ah cette robe écriture composée de ses journaux intimes recopiés manuellement, quelle idée géniale, irez-vous jusqu’à abolir les limites raisonnable de la proxémie pour satisfaire votre curiosité ? En savoir plus sur le projet c’est ici ) Nous vous présentons également quelques photographies de cette superbe robe-projet.

Robe écriture, Julie Le Toquin à la Galerie Rmoins2 dans le 14e, copyright Constance Narat
Robe écriture, Julie Le Toquin à la Galerie Rmoins2 dans le 14e à Paris / copyright Constance Narat
robe-ecriture
Julie Le Toquin, Robe écriture / Copyright Constance Narat
Julie Le Toquin/ copyright : Constance Narat
Julie Le Toquin/ copyright Constance Narat

Les thèmes de prédilection de Julie Le Toquin concernent tout ce qui a trait au souvenir, à la transmission, à la mémoire collective et individuelle. Dans une époque où la mémoire est si volatile, un évènement en chassant un autre, son travail est plein de sens et nous incite à nous souvenir, à ne pas oublier, à s’inspirer et à comprendre notre passé pour comprendre notre présent.

Récolter, semer, dire, écouter, partager, questionner. Les oeuvres de Julie Le Toquin relèvent autant du domaine de la conservation que de la communication. Quand elle parle d’elle, elle parle de nous. Sa démarche est semblable à celle de Marcel Proust mais rejoint aussi de celle de Montaigne : parler de soi pour parler des autres, parler de soi pour parler aux autres, trouver l’universalité dans chacun. Un projet résolument humaniste : remettre l’humain au centre.

A l’origine, Julie Le Toquin, orpheline de père et de mère, a réalisé qu’elle était la seule dépositaire de son histoire familiale.  Elle est alors devenue « archiviste ambulante de mémoires personnelles » comme le dit si bien Julie Fortier quand elle parle d’elle. Cet archivage au pluriel dépasse de loin sa propre histoire personnelle. Autre originalité de cette artiste : elle est à cheval, comme elle le dit elle-même, entre les Arts Plastiques et les Arts du spectacle même si ce qu’elle préfère c’est quand même la performance.

Venez donc la découvrir ce vendredi à la galerie de l’INALCO 65 rue des grands Moulins 75013 Paris de 18h30 à 19h30.

Transport : accès RER C et ligne 14 Bibliothèque François Mitterrand.

Totalement gratuit comme l’ensemble de évènements du Festival des Idées

 

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