Arnaud Faure Beaulieu

Hervy-Vaillant : les Codexocolors

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Un lieu d’exposition secret, niché au fond d’une cour parisienne, dans une charmante maison sur deux étages : tel est l’écrin choisi par le peintre Hervy-Vaillant pour Codexocolors, son solo show regroupant 30 ans de création.

Que voir concrètement lors de cette exposition ?

Le mot Codex signifie : recueil officiel. Est-ce à dire que nous allons voir uniquement ce que le peintre veut bien exposer, nous donner à voir dans le cadre d’une présentation officielle et convenue ? Cela serait mal connaître ce peintre et son galeriste Arnaud Faure Beaulieu car ces deux là ne sont jamais là où on les attends.

Hervy-Vaillant-Its-tea-time-

Des dessins et  des peintures s’étalant sur une période aussi vaste dans un lieu restreint il fallait oser car d’emblée le visiteur doit fouiller dans les cartons, faire preuve de curiosité, explorer, ne pas hésiter à demander des précisions à l’artiste quand celui-ci est présent. L’accrochage réunit plusieurs thématiques, dont les Bâches, Tapisseries et Vapeurs…

Les oeuvres sont exposées selon une scénographie qui s’adapte au lieu : une maison particulière en duplex où  régulièrement des expositions d’art contemporain sont organisées par le biais de l’association LAMAC dont nous parlerons plus en détail dans un prochain article (Nous ne montrons pas encore de visuels du lieu afin de vous laisser la surprise).

Hervy-Vaillant-La-Palme-NB-No-Mad-Galerie-

L’exposition Les Codexcolors est  construite sur le mode du contraste, de l’écho : des oeuvres explosant de couleurs sont accrochées à côté d’oeuvres extrêmement sobres par exemple. On y voit des petits et grands formats, différentes séries réalisées à différentes époques coexistent de façon diachronique. On y croise des corps, des lumières, des matières, beaucoup de couleur…peinture ou photographie ? Parfois le peintre se joue affectueusement de nous.

En effet nous sommes mis en confiance par la sérénité du lieu, la bienveillance des hôtes et devant l’oeuvre d’Hervy-Vaillant à la fois lumineuse et colorée on pourrait croire qu’il s’agit d’une énième exposition de plus, avec des oeuvres jolies et décoratives. Mais il n’en est rien et il faudrait être le dernier des crétins pour ne pas comprendre que derrière son apparente consensualité, l’exposition brise les codes de la rétrospective et surtout réussi  à communiquer ce qui anime son auteur : un peintre libre, à la curiosité jamais inassouvie qui réussi à nous présenter de façon fluide une oeuvre réalisée en permanence sur le fil.

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Parfois la complexité, la nuance, la réflexion s’incarnent de façon simple et évidente.

Il faut aller voir l’exposition d’Hervy-Vaillant, prendre le temps de regarder ses oeuvres pour comprendre comment il a transcendé des expériences chaotiques, comment il a tenté de compte de la complexité de l’existence. Devant les oeuvres de ce peintre  la célèbre phrase de Maupassant vient à l’esprit : »la vie ce n’est jamais si bon, ni si mauvais qu’on croit ».

Venez donc vous (re)découvrir 30 années de peinture : c’est très bon.

Voir l’événement Facebook

Hervy-Vaillant / Les Codexocolors

du 5 mai au 29 juin 2017 : finissage le 29 juin à partir de 17h.

(uniquement les jeudis, vendredis et samedis de 17h à 20h et sur rdv au 07 50 66 58 12
ou au 06 23 04 28 37)

En partenariat avec LAMAC, cette exposition aura lieu au :

10 rue Marc Seguin 75018 Paris (Intérphone « 336 » puis « sonnerie »). Métro Ligne 12 Marx Dormoy

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La YIA Young International Artists : Yesterday is aujourd’hui

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Lundi 24 avril 2017 s’est achevée à Bruxelles la 9e édition de la Yia, (Young International Artists). Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore cette foire d’art contemporain internationale audacieuse, créée en 2014, qui se décline à l’international ((Maastricht, Bruxelles, Bâle et Paris) voici une petite présentation agrémentée de focus et de coups de cœur.

Le concept de la YIA est d’aller  à la rencontre des amateurs et des acheteurs d’art contemporain. Jeune foire dont la renommée ne cesse de croître, elle s’exporte aussi au-delà du continent puisqu’elle ouvrira à New York en 2018 à l’occasion de FRIEZE et du TEFAF.

Elle constitue une occasion à la fois sympathique et accessible de découvrir des galeries et des artistes, c’est pourquoi un article s’imposait afin de faire connaitre et reconnaitre ce rendez-vous incontournable. Quoi de plus noble en effet que ses objectifs : soutenir les galeries et les artistes engagés dans la création, la diffusion et la promotion des arts visuels.

OYE

A noter que la YIA soutient également  les arts numériques, l’année dernière une édition spéciale leur avait été consacrée à la Cité Internationale de Paris en parallèle de l’édition parisienne qui avait eue lieu au Carreau du Temple. Sur le salon de Bruxelles, on remarquait la présence du label OYE visual art qui présentait  des œuvres d’art numériques incroyables comme Fluence de Dylan Cote et Pierre Lafanechère ou encore  Ilah de l’artiste Lilith.

Voici nos coups de cœur pour cette édition bruxelloise :

Florent Groc
Florent Groc

Florent Groc , ancien graphiste, né en 1987 et ses paysages fantasmés. C’est sa curatrice, Lisa Toubas, également journaliste pour pointcontemporain.com qui  en parle le mieux : « A travers ses dessins et peintures, Florent Groc ouvre ainsi le champ de la création au-delà de la pure imitation. Ses œuvres deviennent des images fantasmées, et les éléments de la représentation (issus de notre réalité) deviennent les composantes d’une mise en scène. Une mise en scène dans laquelle les rapports conflictuels entre l’Homme et la Nature sont implicitement évoqués. » Pour en savoir plus, voir son site www.florentgroc.fr

Thomas Van Reghem (NO MAD GALERIE) à qui nous  avions déjà consacré un article sur ses œuvres intégrant des matériaux comme la cendre, la terre. Le plus : Thomas était présent sur la totalité du salon afin d’échanger avec les visiteurs.

HU BE
HU BE

Ses créations côtoyaient les verrières délicates de Cyprien Chabert et les œuvres de l’artiste HU BE qui pour l’occasion a réalisé en direct une performance pleine de poésie : une fresque murale qui nous a permis de découvrir son style particulier. En savoir plus sur le site de la NO MAD GALERIE.

Virginie Trastour

 

 

Myriam Mechita

Remarquées aussi les œuvres de Myriam Mechita et Virginie Trastour  sur le stand de la galerie Résidence 87.

Pixote
Pixote

Au niveau des galeries étrangères, BY NIGHT GALLERY  présentait « The Path » exposition personnelle de l’artiste brésilien Pixote. L’exposition est visible le 27 avril sur rendez-vous à Paris sur réservation. Réservation ici : info@bynightgallery.com

La galerie néerlandaise Fontana présentait le solo show d’Inez de Braw

Un seul article ne saurait  refléter toute la richesse de ce salon donc notre récession sera forcément sélective et subjective. La richesse de la YIA réside en effet  dans sa diversité et sa sélection  variée qui tendent à refléter les tendances actuelles  et à venir. Yesterday is aujourd’hui est d’ailleurs son slogan.

Voici une vidéo qui reflète d’ailleurs bien ce parti-pris :

Vidéo by Bazar Magazin, chaine you tube 

A noter que la Yia attribue également un prix , le prix Art Yia Art Fair décerné à chaque édition. Nous reviendrons plus en détail sur le lauréat prochainement.
Les prochaines éditions de la YIA seront :
YIA ART FAIR#10 – basel
35 Galeries / 100 artistes représentés / 1 000 m2 d’exposition
Du 15 au 18 juin 2017 (Pendant Art Basel et Liste)
LE BASEL ART CENTER (A TROIS MINUTES A PIED D’ART BASEL)

YIA ART FAIR#11 – paris
55 Galeries / 250 artistes représentés / 2 000 m2 d’exposition
Du 19 au 22 octobre 2017 (Pendant la FIAC)
LE CARREAU DU TEMPLE (QUARTIER LE MARAIS)

En savoir plus : http://yia-artfair.com/

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Thomas Van Reghem « Remonter les traces du vent russe. De Kiev au Donbass ukraininen » à la Vitrine 65

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Du 22 février au 4 mars 2017, le vent nous emmènera jusqu’à Vitrine 65 où aura lieu le Solo Show de Thomas Van Reghem. Il s’agira plus précisément de  « Remonter les traces du vent russe. De Kiev au Donbass ukrainien ».

Cette exposition a vu le jour suite à plusieurs séjours de l’artiste, notamment sur la ligne de front du Donbass qui a connu encore  récemment un embrasement militaire inquiétant.  Thomas Van Reghem, né après la chute du bloc soviétique, est passionné par les pays de l’Est, et notamment par l’Ukraine.

Thomas Van Reghem – Auréole passée – 2016 – Technique mixte, cendres emprisonnées entre deux plaques de verre – 120 cm de diamêtre

Transcendant la triviale actualité internationale à l’aide de ses œuvres qui fonctionnent comme autant de témoignages tangibles, sensibles et inspirés,  d’une culture et d’une situation géopolitique complexe, Thomas Van Reghem nous offre un carnet de voyage très personnel , « plastique » et « esthétique », avec une narration se basant plutôt sur des éléments concrets (le feu, la glace, la terre, la cendre, les ruines…) plutôt que sur une abstraction du langage.

La cendre et la terre sont d’ailleurs des matériaux essentiels pour l’artiste, on les retrouve dans la conception de ses œuvres, tout comme le feu, la glace, les ruines et la végétation qu’il incorpore dans ses performances dont on peut voir un aperçu grâce aux photographies de Julia Teti, une amie artiste russe qui l’a accompagné dans son périple.

Thomas Van Reghem – Enlisement de l’incendie (застой огня) janvier 2017 – photo de la performance réalisée avec l’aide de l’artiste Julia Teti (Pavloskaya)

Dans ce récit de voyage,  les mots sont remplacés par un langage pictural faisant écho à toutes les dimensions de ce territoire. Il n’est donc pas seulement question de politique ou de conflits armés mais aussi de mythologie, de chamanisme, de traces, d’empreintes culturelles et mémorielles.

Le travail de Thomas Van Reghem se fait ainsi l’écho de plusieurs réalités qu’il a appréhendées personnellement lors de ses rencontres mettant en avant sa propre expérience et son ressenti.  Autant de paramètres d’approches, de découvertes et de restitutions qu’il nous fait l’honneur de partager avec nous.

Thomas Van Reghem – Concentrés – 2016 – Verre, métal, cendres de passeports, plomb, peinture – 83 cm de diamètre – 12 cm d’épaisseur – Collection privée Jean-Philippe Vernes

Thomas Van Reghem est un grand voyageur. Il cherchait le vent (est-ce-à-dire l’âme ?) sur une terre empreinte de chamanisme. Or il se trouve que pour les chamans, le feu est lié à la transe du voyage. Et ne dit-on pas que le vent attise le feu ?

C’est donc en toute cohérence que l’artiste a créé et laissé une trace de son feu intérieur, soit un peu beaucoup de lui-même sur cette terre ukrainienne. En plus des sculptures, peintures, dessins, l’exposition présentera également les photographies du rituel qu’il a accompli à Kramatorsk, ville située sur la ligne de front et qu’il a choisie pour laisser une trace de son passage.

On sort rarement indemne émotionnellement et  artistiquement d’un séjour en zone de guerre. C’est donc une exposition extrêmement incarnée que nous vous proposons de découvrir.


Comme Rimbaud qui était un aussi grand voyageur que Thomas Van Reghem, préparons donc nos semelles, le vent nous portera à l’Est pour trouver du nouveau.

Renseignements pratiques :

Du mercredi 22 février au samedi 4 mars 2017à Vitrine 65
65 rue Notre Dame de Nazareth 75003 Paris
de 14h à 19h30 et sur rendez-vous du mardi au samedi.

contact@nomadgalerie.com

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Eugénie Bachelot « Improvisations mexicaines »

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Venez découvrir « Improvisations mexicaines » d’Eugénie Bachelot du 9 au 19 novembre 2016.
Née en 1974, issue de l’école d’arts appliqués Duperré, d’Olivier de Serres et des Beaux-Arts de Paris, cette artiste pluridisciplinaire est présentée par la NO MAD GALERIE et exposera à Vitrine 65. Le vernissage aura lieu mercredi 9 novembre 2016, préparez-vous à partir en voyage, le Mexique est à l’honneur !

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Eugénie Bachelot est une exploratrice : ainsi tout au long de son parcours artistique, elle a exploré une large gamme de médias comme la vidéo ou encore la performance. Depuis 2011 elle est revenue à la peinture, au dessin et au collage.  « Improvisations mexicaines « , est la synthèse de ses différentes explorations personnelles (aplats de couleurs, dialogue entre abstraction et figuration) et collectives (inachèvement de l’œuvre, improvisations, découpages et collages).

Elle a choisi de mettre au centre de son travail sa rencontre coup de cœur avec le Mexique et nous présente des oeuvres marquées par une culture et des coutumes laissant une large place à l’expérimentation, à la couleur, à l’émerveillement, au vagabonage de l’âme.

En tant qu’artiste, elle aime être sur le fil, les aplats de couleurs, la spontanéité. Elle n’aime rien tant que se libérer de la forme et raffole de tous les dangers de l’improvisation. Elle aime renouveler son geste en tant que peintre, en changer. Lors de la conception de ses oeuvres les méthodes varient également. Ainsi pour « Querida muerte », inspiré par la peinture de Frida Khalo et qui constitue une sorte d’allégorie rappelant que la mort fait partie de la vie, elle a réalisé beaucoup de croquis avant d’arriver au résultat final. Alors que sur un autre tableau elle était plutôt sur une recherche du déséquilibre. Il est important de retenir que pour cette artiste qui aime la légèreté et la liberté, ce qui compte c’est d’être dans la recherche et d’expérimenter.


Dans son travail on retrouve aussi sa passion pour les images (elle possède de grands catalogues d’images qui lui servent pour ses collages ). Ces images datant parfois des années 40 à 70, comportent nombre de portraits d’acteurs oubliés et lorsqu’elle s’en sert comme par exemple pour le tableau « Théâtre de boulevard ou scène comique » il est toujours amusant de voir les visiteurs tenter de deviner de qui il s’agit.

Eugénie Bachelot - El Nuevo Mundo - 2016 - Acrylique, collages et huile sur toile - 195 x 130 cm
Eugénie Bachelot – El Nuevo Mundo – 2016 – Acrylique, collages et huile sur toile – 195 x 130 cm

La découverte, la recherche sont très présents dans certaines oeuvres. Ainsi un des tableaux présenté par la NO MAD GALERIE à Vitrine 65, El Nuevo Mundo est un grand format, une grande oeuvre mêlant peinture et collage de petits éléments. Il faut s’approcher du tableau pour découvrir une foule de petits détails et tenter de lire l’histoire ou plutôt les histoires qu’il véhicule. 15036398_1798382767097069_5554859719227106125_n

En cette période de début d’automne ses toiles colorées et vitaminées font plaisir à voir et nous transmettre une saine énergie. Alors n’hésitez plus il vous reste une semaine !

Renseignements pratiques

Du  mercredi 9 au samedi 19 novembre 2016 au 65, rue Notre Dame de Nazareth 75003 Paris
Tel : 06 23 55 96 83
Du mercredi au samedi, de 14h à 19h30 et sur rendez-vous. En savoir plus sur le site de la NO MAD GALERIE.

 

 

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