Vernissages et expositions Avril – Mai 2016 Première partie

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Vous trouverez dans cet article une sélection de vernissages et expositions, forcément non exhaustive. Si vous souhaitez apparaître dans un prochain article, envoyez un communiqué de presse à galleriemoi@gmail.com

trahison des objetsOn débute avec la très intéressante exposition « La trahison des objets » actuellement à la galerie Sisso jusqu’au 21 mai 2016. Faisant référence au titre d’une célèbre toile de Magritte « La trahison des images », cette exposition interroge le statut de l’œuvre d’art à travers sa valeur culturelle et marchande. Très éclectique, sa présentation est inspirée de celle d’un cabinet de curiosités. Les sept artistes exposés ont été choisis pour leur parti pris esthétique dans la représentation d’objets : icône graphique de Jonathan Bréchignac, autel sculptural de Celeste Castelot, peinture de Claudio Coltorti, écosystème imaginaire de Evan Gérard et Camille Franch Guerra, anamorphose de Florent Gilbert, objets design de Sanks et collage de Laure Wauters. Imitation, détournement, imagination, accumulation… de la nature morte à l’icône pop, en passant par le ready-made, la question de la représentation de l’objet est un sujet fondamental de l’histoire de l’art, nous vous recommandons donc fortement de visiter cette exposition intelligente qui propose même un cocktail de mi-parcours, le jeudi 28 avril 2016 de 18h à 21h, save the date. Plus d’information.
around the velvetDans un autre genre mais tout aussi incontournable, la Galerie Stardust  présente « Around the Velvet » du 7 avril au 12 mai 2016. Alors que la Philharmonie de Paris, à l’occasion du 50ème anniversaire, du 1er album du Velvet Underground s’apprête à retracer la genèse et l’histoire mythique du groupe new- yorkais, la Galerie Stardust met en avant  le travail de plusieurs photographes (Gijsbert Hanekroot, Sue Rynski, Rico D’Rozario, Jean Kerby, Pierre Terrasson, Sylvie Lèbre) ayant côtoyé́ les membres du groupe avant et après la comète VU. Parmi les photographies exposées, on découvre la toute jeune apprentie comédienne  Nico partageant l’affiche de Striptease avec  entre autres, Serge Gainsbourg ou Joe Turner en 1962 !! Un prochain article à venir présentera plus en détail l’exposition très bientôt. Plus d’informations.

Du rock à la Moto bécane vous conviendrez qu’il y a une logique évidente : venez donc découvrir « Entrées extraordinaires » du 12 au 17 avril 2016, prolongement d’une exposition organisée à l’Atelier W en 2014, réalisée à partir des milliers de matrices de moules en bois qui constituent le fond d’archives de l’usine pantinoise Motobécane conservée par la Ville de Pantin.

entrees extraordinaires
Crédit photo Michel Martzloff

Conservation du patrimoine et œuvres d’art se rencontrent autour de ces objets archivés sous la cote Z, réservées pour les entrées extraordinaires (ce qui a inspiré le titre de l’exposition) Où s’arrête l’archive et où commence l’œuvre ? Comment ces productions industrielles passent-elles du statut de matériaux historiques à celui d’œuvres d’art ? Autant d’interrogations qui trouveront certainement des pistes de réflexion et de réponses lorsque vous visiterez cette exposition très originale. Plus d’information.

luminavilleRestons en banlieue, du moins en apparence : la ville de Gennevilliers et la galerie Edouard Manet présente « Martine Abbaléa, exposition Le bois de Luminaville » du 14 avril au 11 juin 2016, vernissage le mercredi 13 avril de 18h à 21 h.
Très originale également, cette exposition nous entraine dans un univers parallèle, énigmatique et hors du temps, plus précisément à Luminaville, un lieu où il ne fait ni jour ni nuit. Cette ville imaginaire est dénuée de présence humaine. Toujours plongée dans le noir, Luminaville n’est éclairée que par la luminescence des bâtiments, de la végétation et des divers objets qui l’habitent. Commencé au début des années 2 000, le projet est enfin proposé au visiteur, invité à déambuler dans le jardin imaginaire, à la fois féerique et troublant de Luminaville. Plus d’information.

C’est sur cette note d’exploration d’un lieu inconnu et imaginaire, que s’achève notre première partie, retrouvez très prochainement la suite.

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