Compte-rendu conférence L’art et les nouvelles technologies

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Compte-rendu de la conférence de Drouot #ArtEnConference : l’art et les nouvelles technologies par Marie-Antoinette Lemoine.

Lien vers l’évènement et vers les suivants.

Ce qu’il faut retenir de l’intervention :

Complémentarité d’une présence sur Internet et des réseaux traditionnels :

Utiliser Internet ne doit pas faire peur ou être diabolisé. Un français sur deux à un compte Facebook, présence sur Google + utile pour le référencement sur Internet.

Age moyen des internautes présents sur Facebook : 22 ans. 86% des entreprises sont présentes sur les réseaux sociaux

Le secteur du marché de l’art n’est malheureusement pas très présent sur Internet.

 

thomas lefevreLa nécessité de créer de l’empathie et de raconter une histoire :

Les salariés des entreprises présents sur les réseaux sociaux contribuent à parler gratuitement de l’entreprise. Cette présence aide à créer de l’empathie.

Etre également présent sur YouTube, Twitter et Instagram participe à raconter une histoire. Marie-Antoinette Lemoine cite : « Votre marque n’est pas ce que vous en dites mais ce que Google en dit ».

La fidélisation sur les réseaux sociaux est également primordiale mais nécessite des ressources qui ne sont pas toujours à disposition dans les petites structures de maisons de vente ou galeries qui fonctionnent souvent par petites équipes.

rodion kutsaevUne présence française encore timide :

Elle rappelle que le marché de l’art anglo-saxon est plus précurseur que le marché de l’art français, par une présence plus active et ancienne (à partir de 2009) sur Internet.

Le manque de temps, de ressources dédiées, la peur de la concurrence, la peur de dévaloriser l’objet : tout cela expliquerait la réticence du marché de l’art à être présent sur Internet.

Le marché de l’art sur les réseaux sociaux :

Actuellement il y aurait 150 000 fans de Sotherby’s

Art Curial est présent sur Internet depuis 2009.

Un vent de renouveau a cependant soufflé ces derniers temps concernant la présence du marché de l’art sur Internet avec des sites comme Artsper

Actuellement le marché de l’art en ligne représenterait 2, 64 milliard d’euros.


daria shevtsova

La communication du marché de l’art sur les réseaux sociaux :

Un contenu éditorial fort et spécifique doit accompagner le visuel et la promotion de l’objet. Artips qui raconte chaque jour une anecdote liée à une œuvre d’art est dans cette démarche et le succès est au rendez-vous.

Les réseaux sociaux permettent de toucher de nouvelles cibles :

Qu’ils s’agissent de jeunes collectionneurs, d’acheteurs à atteindre ou de vendeurs à convaincre sur les réseaux sociaux, les débouchés sont nombreux. Créer une empathie, amorcer une ouverture, lutter contre les aprioris d’un marché trop fermé, replié sur lui-même tels sont les défis à relever pour le marché de l’art sur les réseaux sociaux. Enfin la mise en concurrence créé de l’émulation.

Les questions à se poser quand présence sur Internet :

  • Qui va s’occuper des pages ?
  • Quelle histoire créer, comment animer ?
  • Nécessité de s’entourer de collaborateurs connaissant les évolutions des réseaux sociaux
  • Quel est l’objectif ? Vendre ? Acheter ? Promouvoir des expositions ?

melissa askew

Ecouter son audience et bien choisir son réseau :

Etre présent sur réseaux sociaux crée un dialogue. Si beaucoup de ventes : présence sur plusieurs réseaux, si début ou peu de ventes : se focaliser sur un seul réseau.

Pour débuter Facebook est idéal car grand public, international avec possibilité de cibler en fonction du pays, notamment pour la langue.

Fréquence d’animation :

Idéalement poster 2 fois par semaine en fin de journée ou 1 fois par semaine si peu de temps. Alterner photo de l’objet avec contenu éditorial spécifique et autres points de vue par exemple les coulisses d’une exposition ou du fonctionnement d’une maison de vente. Tout doit être cohérent avec l’histoire racontée. Attention si pas de visuel le post n’est pas vu.

 Quelques spécificités des réseaux hors Facebook :

Facebook comme Instagram font vendre.

Instagram : galeries de photos, possibilité de zoom des œuvres et de mise en scène, il est possible d’imaginer le tableau ou l’œuvre d’art dans de beaux intérieurs parmi un belle décoration. Pas forcément de lien vers site mais rassure, créer l’empathie et à pour cible des collectionneurs, le grand public, une cible plus axée déco…

Twitter : cible journalistique. Contrainte : il faut twitter 1 fois par jour. Lien vers site Internet. Donne des informations sur l’entreprise. Notion de # donc de mots-clés utiles pour le référencement.

PINTEREST : assez chronophage mais relié au site internet, si clic sur image renvoi vers le site internet. Plus dynamique qu’un site, possibilité de concevoir des bornes thématiques. Beaucoup de visuels requis. Si pas assez de contenu risque de désaffection de l’audience.

YOU TUBE : est relié à tous les autres comptes. Possibilité de voir directement le nombre de vues. Permet de voir rapidement ce qui marche ou pas.

LINKEDIN : le contenu est davantage corporate, davantage fait pour valoriser l’image que pour vendre.

WEIBO : ce réseau chinois a le vent en poupe mais la barrière de la langue subsiste.

Marie-Antoinette Lemoine cite également deux initiatives innovantes :

Galerie Perrotin : parce qu’elle est hyper-connectée.

Sotheby’s TV : parce que cette TV s’insère dans une stratégie de communication audacieuse.

jonathan pendleton

3 conseils pour finir :

  • Ne pas avoir peur d’Internet et des réseaux sociaux.
  • Avoir une stratégie.
  • Etre audacieux et produire du contenu original.
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